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La Rupture (2008)

Oh… Souviens-toi! Vingt-cinq décembre quatre-vingt dix-huit,
Et cette porte qu'on me claque au nez.
Et mon droit de visite?
Oh… Simplement bafoué!

Puis quatre années de silence m'ont privé de ma chair,
De ces instants dorés où un ado grandit,
Quand se dessine l'adulte, quand tout parent espère
Voir l'éclat, la beauté, la force de son fruit.

Dix ans après ce choc, que reste-t-il de nous?
Le si peu qu'on s'est vus, rien n'est plus comme avant.
Les bribes de nos liens se perdent dans le flou,
Tu balayes les règles, et jusqu'aux sentiments.

Je sais n'être pas, et n'avoir jamais été
Une priorité, comme cela fût écrit
Sous la plume de l'enfant que j'ai tellement aimée,
Et dont la cruauté me laisse anéanti.

J'avais l'espoir secret que l'âge éclairerait
Ta soif de savoir, et ta curiosité,
Cherchant, loin de tous ceux qui t'influençaient,
A te faire sur ce père un peu ta propre idée.

Au bout de la patience, au terme de l'usure,
Les larmes sont taries, ne montent plus aux yeux,
Elles n'accompagnent pas le glas de la rupture
Où chacun s'en retourne, une fois passé l'adieu