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Amour élémentaire (2009)

La table vit des rires, des cris, des invectives,
De ces avis tranchés qui s'alimentent sans fin,
Un bon moment tout simple, passé entre convives,
Où l'on dévoile un peu de son quotidien.

Au hasard des questions sur la vie de chacun,
Tombe celle qui jette sur son visage une ombre:
"et vous, des enfants, vous en avez? combien?"
Il se surprend soudain à ne savoir que répondre.

REFRAIN :
Amour élémentaire,
Contre pension alimentaire,
C'est le prix à payer pour le droit d'être père,
Tu raques des années,
Papa-porte-monnaie,
Et dès qu'tu n'dois plus rien, tu es bon à jeter.

Le passé rejaillit dans un constat d'impuissance,
Un aveu refoulé, le funeste bilan,
D'une paternité qui n'a plus aucun sens,
Ses enfants qui l'oublient renient les liens du sang.

Dans sa mémoire défilent, comme un film jauni,
Toutes ces années d'envies, d'attente, de sacrifices,
En espérant qu'un jour sa fille l'aim'ra aussi,
Qu'il lira la confiance dans les yeux de son fils.

REFRAIN

Au lieu de ça ce père ne vit qu'un crépuscule,
Un mépris permanent, un déni, un refus,
Qui conduit au K.O. le naïf qu'on bouscule,
Et qui voudrait se battre mais n'en peut déjà plus.

Pour pouvoir fuir enfin ces coups qu'on lui assène,
Dont le fric jusqu'alors semblait le protéger,
Sans comprendre vraiment où tout cela le mène,
De ses gamins à présent il lui faut divorcer.

REFRAIN